LE CAS MOLIÈRE d'après Molière
Mise en scène : Albert-Clarence Simond

Distribution
Olivier Barrère, Valérie Foury, Jean-Claude Martin, Vincent Ribes, Mylène Richard
Assistante Dramaturgie : Monique Benintendi-Simond.
Lumières : Valérie Foury. Scénographie et vidéo : Erick Priano
Chorégraphie : Catherine Benard
Costumes : Cathy Ray
Régie : Michèle Milivojevic

Molière, dans l’ensemble de son oeuvre, a conspué la médecine et stigmatisé ceux qui la pratiquaient - science balbutiante, intrigante et inquiétante en son siècle.
Nous avons, à travers des situations écrites par Molière, retracé le parcours grandeur nature du malade/patient/client, en prise avec les médecins, les infirmières, et le corps médical plus généralement.
C’est un Argan, du XXIè siècle, face à aux galimatias logorrhéique des médecins, crédule, impuissant, incapable de discernement, qui propulse l’histoire dans un hôpital imaginaire, certainement universitaire, où il est soigné, effrayé, chouchouté, lavé, pansé, osculpté et finalement laissé pour mort.
Mais tout commence dans le faste de Versailles, et ricoche dans notre siècle par des mots et des images d’aujourd’hui. Comme on est passé de la saignée à la morphine, on passe ici de la machinerie grinçante de Molière aux outils scénographiques contemporains. Les scènes sont parfois muettes, chorégraphies burlesques qui se trament aux textes de Molière et à d’autres.
Images et personnages virtuels en interaction avec le plateau permettent d’accéder à un univers plus fantasmagorique, au service de la comédie.
Il ne s’agit pas ici de faire le procès de la médecine, mais bien de relevé le rapport patient/médecin et de dévoiler les rapports de pouvoir et de soumission avec leur cortège de vanité et de peur.